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Trophées RSE : récompenser et partager

.« Passionnant ! » « Inspirant ! » « Énergisant ! » Au fil des témoignages, les retours d'expérience positifs fusent. Membre du jury, entreprise lauréate, étudiante impliquée... Tous racontent la nécessité d'une initiative telle que les Trophées RSE1  Pays de la Loire pour, entre autres intérêts, démontrer qu'une autre économie est possible. Pour cette neuvième édition, les espoirs et les convictions sont au rendez-vous, autour d'un modèle « étudiants-entreprises » toujours aussi intéressant.

Agenda

01/02/19 (10h-12h) à Angers
Atelier MCTE : entreprendre en économie sociale et solidaire



La CCI 49 a été lauréate en 2018

Focus sur des démarches cohérentes et sincères
Pour cette édition 2019, les Trophées, fruit d'une collaboration étroite entre la Banque Populaire Grand Ouest, la CPME, EDF, l'École Centrale Nantes, l'ESAIP et l'ESSCA d'Angers, changent de nom. Auparavant « Trophées Régionaux du Développement Durable », ils deviennent les « Trophées RSE Pays de la Loire ». Un changement de nom qui dit la volonté de considérer le sujet sous un angle le plus systémique possible. En septembre dernier, Angers a lancé cette neuvième édition, laissant ainsi jusqu'au 02 novembre aux entreprises pour candidater. Remise des prix en mars 2019. Entre temps ? Sur une trentaine de dossiers, une quinzaine est sélectionnée. Dans chaque structure, des étudiants issus de l'ESAIP2, l'ESSCA3 à Angers ou Centrale à Nantes réalisent un audit à l'issue duquel ils préparent une présentation défendue ensuite devant un jury composé de personnalités représentatives du monde socio-économique de la Région. Les entreprises lauréates se voient offrir une vidéo de leur structure, une dotation de 1 000 euros et un abonnement au Journal des Entreprises. Mais au-delà de ces lots, les retours démontrent que ces trophées RSE sont une occasion de valoriser sa démarche, benchmarker, bénéficier de regards externes, voire faire un premier pas vers une labellisation. Le tout pour un investissement en temps moindre au regard du travail effectué par les étudiants. Valérie Delesalle, dirigeante de l'entreprise Versoo, lauréate en 2017, a apprécié la démarche collaborative avec les étudiants. Pour cette entreprise innovante qui a créé une filière complète de recyclage des gobelets en plastique en proposant un modèle économique nouveau, ces trophées représentent des boosters d'énergie : « L'intention n'est pas de récompenser des champions du monde mais des structures qui agissent, à leur échelle. Les étudiants observent, questionnent et révèlent ce que l'on ne voit plus soi-même. » Cohérence et sincérité, c'est l'angle que retient précisément Emmanuel Saulou, dirigeant de Restoria, entreprise lauréate en 2013, et à plusieurs reprises membre du jury et intervenant : « Il est indispensable que de tels trophées existent sur le territoire. La diversité des dossiers, tous secteurs d'activités et toutes tailles confondus, avec des démarches plus ou moins abouties, démontre que la RSE n'est ni un gadget, ni une mode. Elle est un pilier fondamental de l'entreprise d'aujourd'hui et a fortiori de demain. »

Des intérêts multiples
Johanna Courtoy était étudiante à l'ESSCA, avec une spécialisation en Économie sociale et solidaire, et innovation sociale, lorsqu'elle a participé aux Trophées en 2017. Aujourd'hui responsable de projet à la fondation d'entreprise du Crédit Coopératif, elle se souvient d'une expérience positive qui a participé à renforcer sa vision d'une RSE plus ancrée qu'on ne le croit. « À travers ces Trophées, j'ai défendu la démarche de deux structures, dont Versoo. C'était formidable de pouvoir concilier théorique et pratique en rencontrant sur le terrain des acteurs qui agissent. Cette expérience m'a confirmée que l'environnemental, le social et l'économique ne sont pas des notions antinomiques. » Cette année, les Trophées vont plus loin en proposant aux candidats, des préconisations pour poursuivre leur démarche. Amaury Férard, chargé de communication événementielle à l'ESAIP et pilote des Trophées, défend ainsi un événement qui dépasse la simple remise de prix : « Ces Trophées RSE Pays de la Loire sont un temps fort pour clarifier sa démarche, gagner en visibilité et en crédibilité. C'est un vrai temps de partage de bonnes pratiques. Le symbole également d'une démarche très engagée de la part des entreprises des Pays de la Loire, qui fait figure d'exemple au niveau national. »


Aurélie Jeannin
Anjou Eco n°53 - novembre 2018



1. RSE : Responsabilité Sociétale des Entreprises
2. ESAIP : école d'ingénieurs en informatique et environnement
3. ESSCA : École Supérieure des Sciences Commerciales d'Angers

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Coopération inter-entreprises : développons les opportunités

Et si mes déchets pouvaient t'éviter d'acheter certaines matières premières ? Et si l'espace dont je ne me sers pas pouvait t'être utile ? Et si ? Et si les entreprises et les territoires, sur un secteur géographique donné, étaient mises en relation pour coordonner leurs flux et réaliser des économies mutuelles ? C'est le principe de l'écologie industrielle et territoriale (EIT). Ressources humaines, matières, matériel, locaux, services... Après un recensement de leurs besoins, des structures voisines sont mises en relation. Leurs synergies permettent de réduire leur impact environnemental mais aussi de réaliser des économies financières, soutenir l'emploi local, et gagner ainsi en compétitivité.

Agenda

19/10/18

Webinair

Le troc et le don, des solutions pour doper votre entreprise.

Retrouvez l'ensemble du programme sur www.maineetloire.cci.fr/agenda


Contact CCI 
Philippe Lohézic
02 41 20 54 48
philippe.lohezic@maineetloire.cci.fr  


En un an et demi, 1300 tonnes de matières sont mieux valorisées et 140 000 euros d'économies ont déjà été réalisées par les entreprises qui participent à ces démarches collaboratives avec les territoires et les chambres consulaires. Pour Philippe Lohézic, responsable du pôle Développement Durable à la CCI 49, ces coopérations permettent aux entreprises d'agir en faveur d'une économie circulaire en mode gagnant-gagnant, à l'échelle des entreprises comme à celui de la planète. » La preuve par l'exemple.

Ne jette pas, j'en ai besoin ! 
À Angers, l'entreprise Evolis jetait de la doufline propre en grande quantité. Quand l'entreprise Logisseo avait quant à elle besoin d'emballages pour les produits qu'elle expédie. Elles échangent désormais cette matière. Gain économique : 4 tonnes d'emballages non achetés - Environ 2 000 €/an Gain environnemental : 4 tonnes de matières valorisées Gain social : partenariat local

À Doué en Anjou, l'entreprise Fermette et Troglodytes recherchait de la nourriture pour ses animaux alors que la grande surface Intermarché jetait de son côté les fruits et légumes abîmés et invendus. Mises en relation, les deux entreprises renforcent désormais la valorisation matière puisque Fermette et Troglodytes récupère désormais tous les invendus alimentaires, au-delà des seuls fruits et légumes. Gain économique : 1 tonne d'aliments non achetés - Environ 250 €/an Gain environnemental : 1 tonne de matières mieux valorisées Gain social : partenariat local

À Seiches sur le Loir, l'entreprise Goubard avait besoin de palettes pour expédier ses balles de déchets. À 500 mètres, sa voisine Qualicroq Ouest recevait ses produits d'alimentation animale sur palettes et les stockait sans nécessairement parvenir à s'en débarrasser. Depuis 4 mois, l'entreprise Goubard a ainsi récupéré une centaine de palettes qui ne s'accumulent plus chez Qualicroq Ouest. Gain économique : 100 palettes non achetées Gain environnemental : 1,5 tonne de matières réutilisées Gain social : partenariat local

Et si on se formait ensemble ?
À Sèvremoine, les entreprises du club d'entreprises CEMA formaient leurs employés chacune de leurs côtés. Elles mutualisent désormais leurs formations obligatoires (SST, incendie, CACES, habilitation électrique...) Gain économique : tarifs négociés pour le groupe Gain environnemental : formation réalisée au plus proche des entreprises, limitant les déplacements Gain social : salariés et dirigeants locaux sont formés et fédérés ensemble

J'ai de la place pour toi !
À Beaupréau-en-Mauges, l'entreprise La Halte du Cœur manquait d'espace de stockage froid et risquait de perdre des produits alimentaires. Le GAEC Augereau disposait quant à lui d'une chambre froide sous utilisée entre les périodes de cueillette. La Halte du Cœur utilise désormais l'espace disponible de la chambre froide du GAEC pour stocker ses produits. Gain économique : 35 000 € de location de matériel évité Gain environnemental : 250 tonnes de matières valorisées Gain social : soutien à une association d'aide alimentaire et partenariat local.

Aurélie Jeannin
Anjou Eco n°51 - mai 2018 


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La chasse au gaspillage alimentaire s'organise

Les syndicats de déchets, le SMITOM sud Saumurois, le syndicat de Mauges Communauté, le SICTOM Loir et Sarthe, ont sollicité la CCI de Maine-et-Loire pour accompagner les restaurateurs dans une démarche de réduction du gaspillage alimentaire, de tri et de valorisation des déchets, notamment organiques.

Hélène Grellier, élue référente économie circulaire (+ sa photo) :

 « La réduction du gaspillage alimentaire fait partie des actions prioritaires en économie circulaire de la CCI. Nous accompagnons les entreprises pour optimiser leurs ressources et ainsi leur apporter une meilleur performance économique, environnementale et sociale».  



Pour en savoir plus :
https://youtu.be/TBlWHksPjC0


Agenda

22/02/18 (de 11h à 12h) - webinair
Gagner à tous les coûts ? Rejoignez l'association ADECC !  
S'inscrire :
http://www.maineetloire.cci.fr/agenda/gagner-tous-les-couts-rejoignez-ladecc


17/03/18 à Angers
Restitution de l'opération « Zéro mégot »
menée dans le centre-ville d'Angers et organiséé avec l'ESAIP


Retrouver l'ensemble du programme sur www.maineetloire.cci.fr/agenda

Près d'une quarantaine de restaurateurs ont été rencontrés afin d'évoquer leurs pratiques. Les différentes étapes du process ont un impact sur la réduction du gaspillage alimentaire : les produits achetés, leur stockage, leur préparation et cuisson, mais aussi le service, l'avis client, le tri des déchets.

Depuis fin 2016, 37 restaurants se sont engagés dans la démarche « Mon resto engagé ».
Pour 12 d'entre eux, une analyse plus fine a été effectuée grâce à la pesée, et permet d'apporter des compléments sur le gaspillage alimentaire en restauration commerciale. La taille moyenne des établissements est de 4 salariés (11 se situant entre 2 et 7 salariés et un restaurant à 27 salariés). Ils réalisent en moyenne 17 000 couverts par an (entre 6 000 et 60 000). L'analyse a porté principalement sur le menu du jour autour de 12 € (pour 10 d'entre eux).
Les restes alimentaires, issus de la préparation, des retours d'assiettes, des pertes en fin de service..., sont en moyenne de 90g/repas, dont la moitié pour les déchets de préparation (près de 9T/an de matières gaspillées pour les 12 restaurateurs). Ces chiffres restent cependant inférieurs au ratio de l'ADEME et de l'UMIH qui indique des pertes de 125 g/repas de matières consommables.
Ainsi, le coût de ces pertes pour l'établissement correspond à environ 9 % de son C.A. et de plus de 1 €/repas (de moins de 1 € à plus de 2 €).
En agissant sur le gaspillage alimentaire, le restaurant ne peut qu'améliorer sa rentabilité.

Quelques préconisations...
Dans le cadre de l'accompagnement des restaurateurs dans cette démarche environnementale, la CCI leur préconise quelques actions tels la cuisson basse température, la mise sous vide, la suppression de la feuille de salade, l'utilisation d'assiettes de plus petite taille notamment pour les buffets, le renforcement du tri des déchets grâce à la formation du personnel, l'installation d'un composteur pour les bio-déchets, la valorisation du marc de café dans le jardin, la collecte des huiles usagées...

Et des outils de communication
Des supports de communication sont mis à la disposition des restaurateurs participant à ce dispositif (logo décliné sur une vitrophanie, des chevalets, une vidéo présentant la démarche). En octobre dernier, les restaurateurs avaient sensibilisé leur clientèle par une communication « Ensemble gaspillons moins » sous forme d'affichage dans leurs établissements et sur leurs sites Internet.

Retour d'expérience de Cocycler
L'entreprise angevine Cocycler, dirigée par Taoufik Limami, permet aux professionnels de choisir et suivre le recyclage de leurs déchets. En  partenariat avec l'ADEME, la ville d'Angers, K'Liveo et Anjou biomasse énergie, elle mène une expérimentation dans le centre-ville d'Angers, depuis les début de l'année, s'inscrivant dans une démarche de réduction des déchets alimentaires.
Dans le but d'améliorer la propreté des rues pour faire du centre-ville d'Angers un modèle de valorisation des déchets, Cocycler propose un service de collecte des déchets à la demande. Une première expérimentation est lancée auprès des commerçants et des restaurateurs depuis janvier 2018 et tout le processus est géré à vélo, pour un impact carbone limité.
Véritable projet collaboratif,  Cocycler collecte les palettes, cartons et déchets de cuisine des commerces du centre-ville. Cocycler fédère donc le réseau local de l'économie circulaire, où les uns collectent et valorisent, les autres trient et (se) sensibilisent, et tous partagent des valeurs éco-responsables.
Du côté des restaurateurs, Cocycler incite à la réduction du gaspillage grâce au suivi précis des déchets produits (kg/collecte), enrichi d'un comparatif entre établissements. Pour les déchets qui n'ont pas pu être évités, du compost est généré à Sainte Gemmes-sur-Loire et, prochainement, de l'énergie en usine de méthanisation.
En adhérant au service, commerçants et restaurateurs locaux rejoignent ainsi une communauté d'acteurs impliqués dont Cocycler fera activement la promotion.
http://www.cocycler.com/


Contact CCI :
Christelle Septans - 02 41 83 53 47
christelle.septans@maineetloire.cci.fr

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