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Les musées sortent de leur réserve...

Depuis 2004, obligation est faite aux musées de France de procéder au récolement décennal de leurs collections. Un chantier pharaonique pour certains sites dont les œuvres se comptent par milliers.

Musées d'Angers

Bâtiments et collections :

5 musées, 1 artothèque, la mission archéologie Ville, 3 réserves externalisées (Notre-Dame, Saint-Léonard, Biowatt)

Collection musées : 50 000 œuvres, de la protohistoire au XXIe siècle, de toute nature, sur tout support et de toute civilisation, soit l'équivalent en termes de richesse du musée national des châteaux de Versailles et du Trianon.

Collection artothèque : 1 100 œuvres de 440 artistes différents.
Effectif : 104,2 ETP

Budget :

Fonctionnement (hors charges personnel) :

2014 : 1 472 013 € (musées, artothèque, archéologie)

Investissement :

- Bâtiments : 179 629 € (2014)
- Projets : 510 990 (2013, clos et couvert Pincé) / 150 000 (2014, 1ère tranche œuvres infestées H6-H7)
- Matériel : 168 601 € (2014)

Derrière une lourde porte, un vaste espace dans lequel sont entreposées des sculptures. Il y fait frais pour la bonne conservation des œuvres, fragiles, objets de toutes les attentions. Des mains gantées de blanc manipulent avec précaution un scarabée en stéatite. S'approchant de plus près, à l'aide d'une loupe, des yeux surpris découvrent sur l'objet aussi petit qu'une coccinelle, des hiéroglyphes. D'autres mains touchent avec délicatesse une tablette de scribe avec ses stylets en parfait état de conservation ou des Oushebtis (statuettes funéraires). Aujourd'hui, séance de récolement d'amulettes égyptiennes, un dépôt du Musée du Louvre. Demain, séance de récolement de quelques 600 cartes postales anciennes. Puis, ce seront les médaillons, les bustes de David d'Angers, les petits bronzes égyptiens... Dans les réserves des musées d'Angers comme dans tout musée, certaines échelles de temps et de taille rendent nos existences et nos ambitions terrestres parfois bien modestes et superficielles.

Au printemps dernier, les musées de la ville d'Angers - regroupant 5 musées (1) - lançaient une vaste opération et une grande 1ère au niveau national : un appel aux bénévoles pour contribuer au récolement de l'ensemble de leurs collections, soit 50 000 œuvres de la protohistoire au XXIe siècle, de toute nature, sur tout support et de toute civilisation (soit l'équivalent en termes de richesse du musée national des châteaux de Versailles et des Trianon). Sur ces 50 000 pièces, seules 1 400 sont présentées au public, soit moins de 5 %. Le reste se trouve dans des réserves in situ ou externalisées. Récoler ? Le récolement (du latin recolere, « passer de nouveau ») consiste à vérifier sur place et sur pièce, à partir d'un bien ou de son numéro d'inventaire, la présence dans les collections  de ce même bien, sa localisation, son état, son marquage, sa conformité de l'inscription à l'inventaire avec le bien. L'obligation désormais faite aux musées français de procéder au récolement décennal depuis 2004, impliquait de ce fait que ledit récolement devait être terminé pour tous les musées fin 2014. Si la tâche peut s'envisager facilement dans de petites structures, pour les musées plus importants, l'ampleur de la démarche s'assimile à un vaste projet qu'il faut programmer, organiser, financer. 10 ans, cela passe vite et lorsque la date d'échéance du législateur s'est rapprochée à grands pas, certains musées se sont dit qu'il était cette fois vraiment temps de s'y mettre.

« Beaucoup de musées s'y sont mis avec retard, il y a deux, trois ans, comme nous, car organiser un récolement est compliqué. La méthodologie est complexe. Il faut mobiliser des moyens, du matériel, du personnel. Avant 2004, les musées pratiquaient déjà le récolement, sans le formaliser » comme l'explique Delphine Galloy, conservateur du patrimoine, en charge des collections antiques, extra-européennes et sculptures «car la tenue d'expositions temporaires, le déménagement de sites obligeaient par défaut les musées à vérifier les pièces, donc à les récoler». Les musées d'Angers ont commencé leur récolement en 2013 impliquant, dans un premier temps, la participation des agents des musées, enthousiastes à l'idée de participer à une telle initiative et de pouvoir découvrir les réserves, ces endroits mythiques empreints de mystère dans l'imaginaire de chacun.  Comme l'explique Joanne Kuhn, chargée de la coordination du récolement, «Nous avons également fait appel à une société extérieure spécialisée pour récoler les pièces textiles et les objets archéologiques (céramiques, sarcophages, meubles en bois...), soit l'équivalent de 10 000 pièces. Travail que nous n'aurions pu faire, faute de temps». Coût de cette intervention sur 3 ans : 200 000 € dont 50 % pris en charge par la DRAC (2). «Cette contribution à la promotion et à la participation financière au récolement est une décision forte de la DRAC qui va dans la logique de ce qui est demandé aux musées ». En janvier dernier, toutes les collections textiles contemporaines des musées et les tapisseries contemporaines du musée Jean Lurçat ont été récolées et restaurées par une société extérieure (coût : 15 000 €). Avec les moindres dotations de l'Etat, de la région, il y a aujourd'hui pour les musées un vrai souci d'efficience de l'argent public utilisé. Comme l'explique Delphine Galloy, «nous avons les mêmes challenges aujourd'hui qu'une entreprise privée, même si nous restons un service public au service du public. Nous devons trouver d'autres sources de financement, comme le mécénat, la location d'espaces...». Les restrictions budgétaires ont clairement mis en évidence l'optimisation des coûts et ont conduit parfois à faire preuve d'inventivité. Il n'était pas envisageable pour les musées d'Angers d'engager davantage de moyens en main-d'œuvre pour le récolement. D'où cette initiative d'Ariane James-Sarazin, Directrice des musées d'Angers, de faire appel à d'autres forces vives, bénévoles, celles des Angevins pour poursuivre ce grand chantier. Pour Joanne Kuhn, «L'idée était de fédérer les publics autour d'un projet culturel, de faire découvrir au public la richesse des réserves et de valoriser les collections au-delà des cadres traditionnels ». La mise en place de cette initiative inédite en France a commencé en janvier.

Réflexions, démarches auprès du service juridique de la ville, comité de pilotage se sont succédés tout au long du printemps pour un lancement officiel de cet « ouvert au public » d'un genre particulier en mai dernier.

«Plus de 150 Angevins ont répondu à l'appel, explique Joanne Kuhn, enchantée - comme l'ensemble de ses collègues impliqués dans ce projet - des résultats qui sont allés bien au-delà des attentes, même s'il a fallu s'organiser en conséquence, multiplier les séances de formation des bénévoles pour leur apprendre à récoler. Chaque heureux élu est ainsi devenu membre officiel du club des récoleurs des musées d'Angers avec, en guise de reconnaissance, un badge et les outils du parfait récoleur (loupe, crayon, mètre...). Pour Delphine Galloy, «Notre initiative a suscité diverses réactions de la part des autres musées. Certains ont trouvé la démarche très intéressante au point de nous contacter pour envisager de faire de même, comme le musée de Musée de la Grande Guerre de Meaux. La BNF (3) qui, depuis longtemps, est dans cette démarche de mise à disposition d'objets (archives) s'est montrée très enthousiaste. D'autres ont émis des craintes quant au fait de permettre l'accès des réserves au public, de leur laisser manipuler des œuvres. Mais il n'y a pas plus de risques qu'un bénévole dérobe ou endommage une œuvre qu'un agent et nous ne confions pas d'objets fragiles. Il y a toujours eu des bénévoles dans les petits musées. Pour de grands musées, c'est plus rare. Egalement rarissime de faire appel aux agents. La tradition d'un musée a toujours été d'ouvrir au public uniquement des espaces réservés pour cela. Avec le récolement, nous souhaitions donner au public une autre porte d'entrée plus insolite». Sans la prestation d'une société extérieure, sans l'implication des agents des musées et des bénévoles, le récolement aurait requis 24 ETP sur 10 ans. «Le récolement représente un coût annuel de 60 à 80 000 € » (soit entre 5 et 6 % du budget de fonctionnement 2014 (hors personnel). Il est devenu la priorité des musées. Il permet non seulement une connaissance des collections par le public mais aussi par les agents et les référents. Les musées ont encore trop souvent l'image de lieux élitistes. Ce récolement a eu pour effet de changer positivement l'image des musées auprès des Angevins impliqués dans ce projet et de faire naître des vocations auprès de jeunes récoleurs », se réjouit Joanne. Kuhn, «L'objectif de ce récolement est de prévoir à son issue, une campagne de restauration ».

A l'abri des regards, les réserves des musées d'Angers recèlent bien d'autres richesses que peu de personnes ont le privilège de voir : des fragments de tissus coptes qui ont traversé les siècles. Un pot à onguent avec cette particularité (pour une pièce datant d'avant J.C),

la présence encore persistante du parfum, devenu âcre. Insolite : trois petites momies de...jeunes crocodiles. Dans une autre salle, des médaillons (600), des bustes, des sculptures d'hommes célèbres de David d'Angers. Pour la petite histoire, l'artiste angevin commençait toujours par sculpter un médaillon. Puis, selon la notoriété grandissante du « sujet », il lui offrait un buste, voire une sculpture. Au sein de la réserve dédiée aux bois, des sculptures religieuses, des bois polychromes, des boules de fort, de superbes tampons indiens encreurs pour tissu datant du 18ème siècle. Dans la réserve des arts graphiques, quelques 1200 dessins et 10 000 gravures, des manuscrits, des estampes dont celles du maître en la matière, Hokusai. Une autre œuvre que Joanne Kuhn ira prochainement récoler, ne se trouve pas dans les réserves, faute de place... «Un avion en dépôt au musée de l'aviation à Marcé, propriété du musée». De par l'ampleur de la tâche, le premier récolement des musées d'Angers devrait prendre 10 années. A peine sera-t-il terminé qu'il faudra déjà recommencer - obligation décennale - dans une configuration toutefois beaucoup plus simple puisqu'il s'agira alors plutôt d'une « mise à jour » des données antérieurement récolées.


Marianne Bourgeois
Anjou Eco n°42 - novembre 2015
Crédits photo : © Musées d'Angers, F. Baglin

(1) : Musée des beaux-arts, la galerie David d'Angers, les musées Pincé et Jean-Lurçat, et le musée-château de Villevêque
(2) DRAC : Direction Régionale des Affaires Culturelles
(3) BNF : Bibliothèque nationale de France

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Quand le pouls des profondeurs bat au rythme de l’art

«.Mon âme a son secret, ma vie a son mystère» (*)... Les troglodytes sont un patrimoine unique dont le mystère des profondeurs ne cesse de révéler sa majesté. Cette année, deux sites leur rendent un puissant hommage : le site des Perrières à Doué-la-Fontaine et les caves de la Maison Ackerman à Saumur.

Mystère des Faluns
Les Perrières
7 rue d'Anjou
49700 Doué-la-Fontaine
Ouvert d'avril à novembre


Le Fleuve céleste
Caves Ackerman
19 rue Léopold Palustre
Saint-Hilaire Saint-Florent
49400 Saumur
Ouvert d'avril 2015 au 31 décembre 2017

  

Ici s'est écrit le grand mystère de la vie... Après le succès en 2014 de la première partie de la scénographie intitulée « Le Mystère des Faluns » créée au cœur du monumental site troglodytique des Perrières à Doué-la-Fontaine qui a accueilli près de 25 000 visiteurs, l'édition 2015 tiendra elle aussi toutes ses promesses avec l'ouverture de 5 nouvelles galeries. Classé Site Environnemental Remarquable, le site des Perrières est constitué de galeries souterraines hautes de 15 à 20 mètres. Le falun, roche coquillières locale, a été déposé par la mer, il y a 10 millions d'années puis creusé par l'homme aux 18 et 19ème siècles. Après avoir servi de champignonnières, d'habitat, puis réhabilité en site touristique dans les années 80, le site des Perrières resplendit d'un nouvel éclat grâce à la scénographie féérique et géniale (au sens étymologique) du Mystère des Faluns. Une mise en scène que l'on doit au talent et à l'ingéniosité de l'atelier de création scénographique angevin, Lucie Lom où projections et jeux de lumière subliment les aspérités cette terre à la couleur chaude. Le Mystère des Faluns, un voyage sorti d'un roman de Jules Verne.
«La rencontre avec le site des Perrières a été pour nous un coup de foudre ». Pour Philippe Leduc, créateur de l'atelier Lucie Lom, il fallait réveiller en douceur ce lieu magnifique unique et faire partager aux visiteurs cet élan artistique. «La scénographie devait être conçue avec le même respect qu'avaient les carriers quand ils creusaient ces caves, avec ce souci d'une inscription subtile dans les lieux». Comme l'explique Michel Pattée, Maire de Doué-la-Fontaine, «Nous attendons beaucoup de cette édition 2015 qui voit la finalisation d'un projet dont la genèse remonte à quelque dix ans. L'objectif est de valoriser un patrimoine exceptionnel, rare que sont les troglodytes de plaines, de faire revivre ce que des hommes ont construit de leurs mains et de participer à enrichir et à dynamiser l'offre touristique du Saumurois». Porter un tel projet n'aurait été envisageable sans une réelle volonté politique de la région. 1,7 million d'euros ont été nécessaires dont 700 000 euros de subventions (commune, département, région, Etat, Europe).
Loin d'être un parcours pédagogique, le Mystère des Faluns invite à une lecture poétique d'une histoire géologique et humaine, installant le visiteur dans un état d'émerveillement comme seuls peuvent en avoir les enfants. Illustrateurs, vidéastes, sculpteurs, musiciens, éclairagistes ont interprété la partition que Lucie Lom a écrite pour ce Mystère des Faluns : ballets de méduses, baleine, requins, constellations lumineuses et miroir d'eau abyssal. «Le public en découvre aujourd'hui la mesure et la démesure.  Une démesure en hommage à celle des lieux ». Doucement, l'obscurité se fait. Comme sortant de la roche, des sons. Sur une paroi, un film d'animation au trait sobre, brut, à l'image du site. On y découvre l'histoire des lieux, la mer qui s'étendait ici-même, sa faune, sa flore, et la dune marine qui a aggloméré au fil du temps les restes de cette vie, le falun. Dans un long corridor, le visiteur découvre des parois dont les hauteurs et les volumes laissent sans voix. Le jeu scénique fait de lumières fluctuantes, comme un ressac imaginaire, comme des échos sonores venus des profondeurs, semble animer la roche. Au creux de ces caves cathédrales, un miroir d'eau. Ici se révèle la parenté du lieu avec l'eau, celle de la mer, puis des millions d'années plus tard, l'eau douce de la nappe phréatique. Dans ce silence apaisant, des clapotis d'ondes concentriques nous rappellent que tout est mouvement et éphémère. L'eau encore qui a inspiré les scénographes de Lucie Lom avec ces trois petits théâtres marins dont la première scène dévoile un magnifique ballet de méduses luminescentes suspendues, déployant leurs corolles délicates et gracieuses.
Sur les parois, un film d'animation emmène le visiteur à l'ère du Miocène dans une savane peuplée d'ombres et de sonorités animales, de palmiers et d'arbustes. Derrière une lucarne de falun, la silhouette imposante d'un requin arrive lentement, envahissant tout l'espace. Non loin, une baleine échouée laissant un immense squelette à l'intérieur duquel le visiteur peut découvrir sa fossilisation par un jeu de lumière mouvant. Echu tout près, le squelette impressionnant de sa tête. La mémoire des faluns c'est aussi cet espace où des bruissements de sons cristallins se révèlent. Oursins, bryozoaires, vies fossilisées s'illuminent. Quelques pas plus loin, le théâtre des carriers fait la part belle aux gestes ancestraux : une mécanique sonore rythme un ballet d'ombres, celles de blocs qui remontent, d'échelles qui glissent cherchant un point d'appui. C'était il y a 10 millions d'années...C'est en 2015.

Au cœur d'une grotte stellaire, un Fleuve Céleste
Quand de fines bulles, plus habituées à remonter vers la lumière, nous entrainent dans les profondeurs, cela donne le « Fleuve Céleste ». 45 km de fil de coton tendu dans une galerie de 65 m de longueur, 7 m de haut et 6 de large, 65 000 clous en acier plantés sous terre révélant le patrimoine exceptionnel des caves troglodytes de 7 km de long, celles de la Maison Ackerman. Cette œuvre monumentale et éphémère est l'œuvre d'un jeune artiste talentueux, Julien Salaud. Choisi par un jury associant des professionnels de l'art à des responsables de deux structures engagées, Julien Salaud (qui a  exposé à Paris, Chambord, Singapour, Séoul, Madrid et New York) est le 1er lauréat à investir la toute nouvelle Résidence Ackerman-Fontevraud La Scène créée à l'initiative d'un partenariat inédit entre deux éminentes institutions du Saumurois attachées à l'excellence, à la promotion et au rayonnement  d'un territoire. Cette Résidence est la concrétisation d'un engagement mutuel en faveur de la création contemporaine - à travers le choix d'une œuvre éphémère réalisée et exposée pendant trois ans dans les caves d'Ackerman - et d'un souhait, celui de faire naître des œuvres originales et grandioses.
«La Maison Ackerman est déjà reconnue pour son engagement dans la promotion de l'art à travers bien-sûr l'Art du vin mais également à travers divers projets dont la visite inédite oenotouristique « Voyage Au Centre de la Bulle ». L'œuvre de l'artiste Julien Salaud, au talent mondialement connu, représente une continuité dans les savoir-faire et les valeurs de la Maison. Mais cette œuvre a également un autre objectif et non des moindres, celui de conserver et valoriser le superbe patrimoine troglodytique de la Maison », comme l'explique Julien Goudeau, Responsable Relations Publiques et Tourisme de la Maison Ackerman. En s'associant à Fontevraud La Scène, la Maison Ackerman s'appuie sur un savoir-faire reconnu depuis une trentaine d'années pour favoriser la création contemporaine. De jeunes artistes aujourd'hui célèbres ont œuvré à Fontevraud : Jean Michel Alberola, Richard Baquié, Philippe Cognée, Daniel Tremblay ou encore Georges Rousse... Chacun apportant son talent et sa pierre pour  révéler au public les faces cachées de ce monument exceptionnel classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Dès l'entrée au cœur du site de la Maison Ackerman, le visiteur est saisi par la force de ce Fleuve Céleste. Une plongée en immersion à laquelle l'immensité des lieux et de la réalisation n'est pas étrangère. Comme des chats, dont la pupille apprivoise progressivement l'obscurité, le visiteur distingue une lumière noire reflétée sur des fils blancs. L'univers de Julien Salaud est  empreint de cosmogonie, de chamanisme et d'art pariétal, fascinant comme ce bestiaire magique ou ces constellations stellaires. Un étrange ballet aquatique où ailes, nageoires, écumes et êtres lumineux se mêlent dans un corps à corps avec la roche. Une création composée de clous et de fils blancs dont la mise en lumière anime les images. Associant le sauvage et le primitif (des animaux empaillés et retenus par des clous plantés) à la plus grande sophistication dans ces fils, perles et borderies chatoyantes, Julien Salaud révèle l'une des plus belles pages de son travail. La plus grande installation jamais réalisée sur ce qui était auparavant un océan : des bancs de poisson de la Loire, des chouettes effraies dans un ballet fantasmagorique où le chasseur devient plongeur, sorcier, cueilleur. Au-delà de la prouesse technique, l'immersion est totale.
Pour la mise en place de cette œuvre majeure, Julien Salaud a été aidé par des étudiants des Beaux-Arts. «J'avais déjà créé des grottes stellaires dans des musées ou d'autres structures en « dur ». Ici, le travail s'est fait directement sur la roche. C'est une toute autre configuration ». Le « Fleuve Céleste » a pu émerger de sa source grâce au soutien de toutes les forces vives entourant ce projet démesuré. «Plus il y a de force vive, mieux cela se passe». Résultat : une œuvre éphémère, inattendue, majestueuse. 

Marianne Bourgeois
Anjou Eco n°41 - septembre 2015


(*) : Alexis-Félix Arvers (1806-1850), célèbre pour son « Sonnet » (l'une des pièces poétiques les plus populaires de son siècle)

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Kiss Landing (*) sur la piste d’Espace Air Passion

Depuis 34 ans, Espace Air Passion a su se doter d'instruments de bord en phase avec son temps pour accueillir un large public : des moins avertis aux planespotters (**), sans oublier la « classe affaire », les entreprises.

L'histoire d'Espace Air Passion près du tarmac de l'aéroport d'Angers-Marcé a commencé en 1981 par une « opération sauvetage » d'un vieux planeur promis aux flammes d'un barbecue.  Le « héros » de ce raid terrestre est un passionné d'aviation comme le sont tous les bénévoles de ce musée dont la collection aujourd'hui, (pour l'essentiel des appareils civils), fait partie des plus remarquables de France avec cette particularité de présenter un florilège de « machines volantes » remises en état de vol. Près d'une quarantaine avions et planeurs, une dizaine de moteurs, une superbe collection de modèles réduits, des ateliers de restauration, un centre de documentation....Détenteur du label « Qualité Tourisme », Espace Air Passion est aujourd'hui le second musée aéronautique après celui du Bourget. Il reçoit chaque année 18 000 à 20 000 visiteurs. Embarquement immédiat.
Pousser la porte d'Espace Air Passion, c'est entrer dans une autre ère, celle des faucheurs de marguerites, des « casseurs de bois » qui, à l'atterrissage, endommageaient leur carlingue faite de bric et de broc. Ce musée n'aurait pu trouver décor plus vivant, plus cinématographique pour exposer toute la richesse de ce patrimoine aéronautique que ce vaste hangar de quelques 3500 m2. Entres autres pièces emblématiques du musée ou raretés, un Weihe n°3 à la fine silhouette rouge  (1ère machine volante à avoir été classée Monument Historique), un avion au fuselage unique en son genre, composé de deux paires d'ailes, le Riout 102T à ailes battantes. La muséographie a été soigneusement organisée : au sol, le parcours de visite reproduit une piste d'aéroport avec pour première étape, l'histoire de l'aviation en Anjou car cette région fut en son temps une pépinière d'aviateurs avec quelques noms restés dans l'histoire : René Gasnier (dont l'aéroplane, le Gasnier III trône majestueusement à l'entrée), Hélène Boucher, l'une des rares femmes pilotes. Tout récemment, le musée a accueilli une autre rareté : le prototype du Fournier RF-8. Ce biplace créé au début des années 70 fut mis en concurrence avec l'Epsilon de la SOCATA (également exposé dans le musée), dans le cadre d'un appel d'offres de l'Armée de l'air qui recherchait un avion-école de début.
Autre pépite du musée,  un Cessna UC-78 Bobcat, dont la particularité et le côté exceptionnel  a été d'être récupérée en entier. Il est le dernier de son genre en Europe. Cet appareil, d'origine américaine, était surnommé « Bamboo Bomber » en référence à son mode de construction. Il fut utilisé dès 1939 et fut l'un des acteurs, en qualité d'avion de liaison, des opérations du «D-Day ». Il fut également piloté par Antoine de Saint-Exupery. D'autres avions d'exception sont également présentés en état de vol : le Piper L4-H historique (construit en 1943) aux bandes noires et blanches de l'opération Overlord (débarquement de juin 1944), un Morane Saulnier 505 « Criquet » (1945), et les avions école et de transport Potez 60 (1934) ou encore le Morane Saulnier 733 (1958). Comme l'explique Dominique Montel, chargé de communication « quelques 185 machines nous sont confiées pour être restaurées. Cela représente plus d'un siècle d'ouvrage. Un travail de longue haleine qui peut représenter pour un seul avion, pas loin de 20 années ».  Le musée dispose également d'un espace dédié à la maquette. La plupart des modèles exposés sont des maquettes reproduisant des avions ayant existé. De là tout l'intérêt patrimonial de ces modèles réduits, seul témoignage vivant d'avions parfois disparus. Ce qui distingue également Espace Air Passion c'est le fond d'archives exceptionnel dont dispose il dispose (accessible pour consultation sur rendez-vous). Ce centre de documentation aéronautique (premier de son genre sur l'aviation légère en Europe) recèle de véritables trésors. Près de 200 000 photos, 8 000 livres, l'intégralité de la presse aéronautique depuis 1893, des documents rares, comme ce télégramme envoyé par Roland-Garros, ce contrat de vente conclu en 1928 entre la société Morane et l'Iran rédigé en persan. « Récemment les héritiers de l'aviateur Marcel Doret (1896-1955) nous ont confié des documents exceptionnels, autant de témoignages d'aviateurs qui ont marqué l'histoire de l'aviation du 20ème siècle ». Depuis 34 ans, ce musée est porté par l'énergie, l'implication pleine et entière de bénévoles passionnés d'aviation. Des bénévoles qui ont à cœur d'accompagner Espace Air Passion dans le 21ème siècle  en lui donnant de nouvelles ailes. «Nous avons lancé en 2013 un vaste programme de rénovation du musée avec, dans un premier temps, un changement de nom, une nouvelle charte graphique, un nouveau logo, la réorganisation de la muséographie, une boutique relookée avec de nouveaux produits dont certains sont uniques (entre autres, t-shirts aux graphismes reproduisant certains des appareils exposés), un espace dédié aux enfants, une salle située au 1er étage, point vue unique sur le vaste hall d'exposition, disposant d'un matériel audiovisuel dernier cri». Mais le chantier le plus important commencera à la fin de l'année pour se terminer (en grande partie) au lancement de la saison 2016 (mi-avril).
«Le sens de la visite sera entièrement remanié. Des bornes vidéos avec touches interactives seront installées sur certains appareils, permettant ainsi, selon le public visé d'avoir une approche générale dudit appareil, avec un niveau de compréhension adapté à la tranche d'âge du visiteur». Il sera également possible, sur l'un de ces postes vidéo, de voir et d'entendre René Gasnier....par l'intermédiaire d'un comédien se qui mettra dans la peau du célèbre aviateur angevin. « Tous ces aménagements se font en partenariat avec Angers Loire Métropole».


Charlie Bravo, m'entendez-vous ?
Autre vaste projet en cours, une refonte de la stratégie de communication permettant une meilleure visibilité d'Espace Air Passion sur les écrans radar des visiteurs. « Le public local n'a qu'une connaissance confidentielle de ce musée. En 2014, lors de la Foire Expo d'Angers où nous étions présents, nous avons constaté qu'un Angevin sur trois ne nous connaissait pas. De là notre souhait d'aller directement à la rencontre des Angevins comme nous l'avions fait l'an dernier à la Foire Expo de Saumur. Ce qui a eu pour effet, à l'issue de cette manifestation,  de voir davantage de Saumurois venir visiter le musée. Nous envisageons également d'être davantage présents sur des salons professionnels, en Anjou comme en Pays-de-Loire. Y compris dans le secteur du tourisme professionnel. Il est essentiel de nous faire connaître auprès des entreprises ». Des entreprises qu'Espace Air Passion accueille déjà, « qui profitent de notre écrin » pour leurs séminaires, communication, événementiel....


Partenariat, mécénat, le bi-moteur « entreprises »
Un vaste hall de 3500m2, une salle pouvant accueillir 200 personnes... un écrin privilégié qu'Espace Air Passion met à la disposition des entreprises. « Ce lieu unique, autorise toutes les configurations possibles. Il est ouvert aux entreprises (dont, entre autres, celles fortement représentées  en Anjou, dans le secteur de la sous-traitance aéronautique) qui souhaitent trouver un cadre insolite pour leur communication.  Il est de notre intérêt commun de développer notre potentiel et de mieux nous faire connaître auprès de ce public». Comme l'explique D. Montel, comment se faire connaître auprès des entreprises si ce n'est en allant les rencontrer ? Une démarche qui requiert beaucoup de temps et d'investissement humain pour des bénévoles qui, pour certains, sont encore dans la vie active.
« Nous sommes ouverts à toute proposition visant à nous épauler dans cette démarche : bénévoles, ou jeunes issus de filières communication-marketing, qui souhaiteraient effectuer leur stage au sein d'Espace Air Passion sont les bienvenus ». Message reçu. Autre volet que souhaite développer Espace Air Passion : le partenariat et le mécénat, à l'instar de la  restauration du Moynet 360-6 Jupiter soutenue par « AIRitage » (patrimoine Aérospatiale, Matra, Airbus Group) anciennement « EADS Patrimoine », ainsi que par le club Entreprises «Mécènes d'aujourd'hui» et la Fondation du Patrimoine. « Nous souhaitons développer le mécénat et le partenariat en nous accompagnant sur des événements ponctuels comme Anjou Ailes Rétro que nous avons dû cesser temporairement faute de budget suffisant et que nous espérons relancer en 2017. La finalité de cette démarche : un partenariat « gagnant-gagnant » permettant à l'entreprise et au musée de développer chacun leur notoriété, leur image ».
Parce que ce musée ne ressemble à aucun autre, parce qu'il est porté par un staff de bénévoles passionnés, soucieux de préserver un patrimoine exceptionnel, parce qu'il porte en ses murs l'âme et l'empreinte de ces pionniers de l'air, parce que l'histoire, petite ou grande ne s'est pas écrite que sur terre mais aussi dans les airs... pour toutes ces raisons et bien d'autres, Espace Air Passion mérite que l'on y fasse escale.


Marianne Bourgeois
Anjou Eco n°40 - juin 2015

  

(*) Kiss Landing : Expression familière en anglais se traduisant en français par «atterrissage bisou». Atterrissage parfait et très doux, au cours duquel les roues de l'avion vont toucher la piste délicatement, sans impact ni rebond. D'où l'image de l'avion embrassant la piste d'atterrissage.
(**) Observateur d'avion qui aime les prendre en photo.

Crédit photo : © Y Le Mao/Espace Air Passion
 

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Mécène et Loire : pour un mécénat de proximité

Initiée et soutenue par la CCI de Maine-et-Loire, Mécène et Loire est une fondation multi-entreprises, multi-activités : une première en France et dans le monde des CCI. Aujourd'hui, Mécène et Loire est citée en exemple et poursuit son développement. Depuis sa création en 2007, elle a attribué plus d'un million d'euros à des projets contribuant au rayonnement du département.

Appel à projets : aides pour des créations innovantes
Vous avez un projet porteur d'image pour le territoire du Maine-et-Loire ? La Fondation Mécène et Loire vient de lancer son 3e appel à projets, téléchargeable sur son site web, (www.mecene-et-loire.fr). Pour un budget d'environ 130 000 euros accordé à une vingtaine de dossiers originaux, cet appel à candidature se clôturera le 30 juin 2015.

Focus sur la bourse 2014 de Mécène et Loire : La Bande Passante
Cette Bourse de 20 000 euros, attribuée à un collectif de talents originaires des Pays de la Loire, finance une œuvre monumentale qui sera visible à partir de septembre 2015. Accessible à un large public, elle est axée sur le concept « Comment donner forme au son ? ». Les quatre artistes vont détourner des outils des nouvelles technologies pour les réutiliser à d'autres fins qu'industrielles. Le spectateur jouera le rôle de la tête de lecture, le curseur de la partition en déambulant dans un couloir d'une vingtaine de mètres muni de capteurs et autres éléments. Les déplacements provoqueront des sons, variables en fonction de la vitesse de marche. Une perception unique du phénomène sonore.
www.bandepassante.org

Les patrons, au 1er rang des mécènes
Près des trois quarts des chefs d'entreprises et cadres dirigeants sont mécènes à titre personnel. C'est ce que révèle le premier Baromètre du mécénat des entrepreneurs, publié par Admical, l'organisme qui développe le mécénat en France. http://www.admical.org/default.asp?contentid=2689  

28 chefs d'entreprises se sont impliqués dans la Fondation 2, renouvelée en février 2013 et présidée par Stéphane Martinez, pour un mécénat de proximité. Sa mission consiste à soutenir par tous moyens (matériels, humains, techniques) des actions d'intérêt général pour valoriser le territoire du Maine-et-Loire. En octobre dernier, la Fondation a sélectionné 19 projets qu'elle soutiendra pour l'année 2014/2015, après avoir étudié plus de 80 dossiers éligibles. Focus sur 5 d'entre d'eux.

Catégorie culture théâtre
Association Pour ma Pomme Création du décor du spectacle « clandestin, voyage en autisme(s) »

« Ce spectacle est né d'une rencontre entre une écrivain (Elisabeth Emily, directrice de CapaciTED49), une comédienne (Claire Rieussec) et l'association « Pour ma Pomme » productrice de spectacles. « L'adaptation théâtrale du livre « Autiste ? Pour nous l'essentiel est invisible » témoigne du combat quotidien d'une mère et de son fils Louis, diagnostiqué autiste au bout de 7 ans. Ce spectacle s'inscrit dans une campagne de sensibilisation de cette spécificité, difficile à cerner, aux multiples manifestations.» précise Gaëlle Demars, administratrice de production. « Le soutien financier de Mécène et Loire pour la création des décors du spectacle va permettre de sensibiliser tout public au droit à la tolérance et à la différence ». Basée à Blaison-Gohier, l'Association « Pour ma Pomme », présidée par Hélène Fourmy, accompagne depuis dix ans des compagnies émergentes de théâtre, danse, musique, cirque dans leurs démarches de production, travail administratif et diffusion de leurs spectacles. La programmation des représentations démarre en avril en Anjou pour s'étendre à d'autres régions.

Catégorie culture édition
Association Maison Julien Gracq Ouverture du Grenier à Sel

Julien Gracq, écrivain majeur du XXe siècle, est né à Saint-Florent-le-Vieil en 1910. Sa maison familiale où il est mort en 2007, fut léguée à sa commune native qui a fait appel à la Région des Pays de la Loire pour accomplir le voeu de l'auteur : accueillir des écrivains et des artistes. Deux années de travaux ont permis de réhabiliter les 2 bâtisses : la maison et l'ancien grenier à sel. L'association « Maison Julien Gracq » y anime des activités littéraires et artistiques. Elle reçoit les écrivains dans la maison où ont été aménagés trois appartements. Elle organise également des rencontres scolaires, des lectures et des ateliers dans le grenier à sel. La Chambre des cartes et la bibliothèque remarquable permettront très vite d'accueillir les touristes, les amateurs de littérature et les « fans » de l'oeuvre de Julien Gracq. La Fondation Mécène et Loire, par son soutien financier, participe à l'équipement en liseuses, livres, malle pédagogique. Ce projet passionnant, unique en France, est guidé par l'envie de partager la littérature avec le plus grand nombre.

Catégorie culture théâtre
Théâtre de l'Equinoxe Opéra pour marionnettes « Maître Belloni »

La réalisation de l'opéra de marionnettes "Maître Belloni" est un coup de cœur d'Annie Chauveau, comédienne et fondatrice du Théâtre de l'Equinoxe depuis 20 ans à Cholet. Elle a découvert il y a 15 ans, le conte de Hubert Ben Kemoun, « rythmé et cadencé comme une partition. Une évidence pour le monter en opéra. Il m'a fallu plusieurs années de recherche sur l'art et la manière de l'imager sur scène. Cette forme artistique est une première pour notre théâtre. Nous souhaitions revenir vers le jeune public». Trois comédiens sur scène manipulent et interprètent sur fond musical lyrique, l'histoire du vieux marionnettiste malade, maître Belloni, sauvé par ses marionnettes qui se sacrifient pour lui. « Le soutien de Mécène et Loire nous a permis de finaliser la réalisation des marionnettes, le décor, les costumes ainsi que les supports de communication et deux vidéos. » Au total, six représentations ont déjà été programmées pour les scolaires et le grand public, avant une tournée dans la région. « Spectacle pour enfants d'une qualité rarement égalée. témoigne une spectatrice, à la sortie d'une des représentations. Tout est magnifique : les marionnettes, le jeu, tout en discrétion, des comédiens, la musique somptueuse, le balai des lumières... ».

Catégorie culture environnement
Association En Face Création d'une plate-forme flottante

Imaginez 4 à 5 modules hexagonaux de 42 m2 environ liés entre eux et flottant sur la Maine. Cette plate-forme végétalisée, visible du 21 juin au 21 septembre prochains, est le projet artistique de l'association « En Face » dirigée par Amandine Poirier et Niels Behning, anciens étudiants des Beaux-Arts d'Angers. « A travers ce concept de galerie flottante, nous souhaitons offrir aux artistes et plasticiens locaux un lieu d'exposition et d'expérimentation artistique, en lien avec ce concept. Certains modules couverts, d'autres à ciel ouvert, permettent une symbiose avec l'environnement aquatique». Des partenaires sont associés à ce projet comme l'école des Beaux-Arts et Agrocampus Ouest pour faire travailler ensemble des étudiants designers et paysagistes sur le concept de l'aménagement de jardin. « Nous avons également le soutien financier de la Fondation Mécène et Loire. Nous souhaitons que cet événement soit intégré aux manifestations culturelles estivales de la ville d'Angers. » Composée d'un collectif d'une quinzaine d'artistes, la galerie « En Face » créée en novembre 2012, met à disposition des jeunes artistes et des acheteurs potentiels un lieu d'échanges pour exposer et acheter des œuvres à des prix très corrects. «Pour que la culture reste abordable à tous ».

Catégorie culture musique
Association Aria Opéra L'opéra « Les amants de Galerne »

L'opéra « Les amants de Galerne » évoque l'histoire universelle d'un amour impossible entre une jeune paysanne de Saint-Florent-le-Vieil et un conscrit républicain sur fond de Guerres de Vendée en 1793. C'est une première pour Jean-Jo Roux, compositeur professionnel et directeur musical qui s'est consacré durant 3 ans, à l'écriture de ce drame lyrique, s'appuyant sur le livret de René Queffelec. Cet opéra de 150 participants s'articule autour d'un orchestre symphonique de 50 musiciens, deux chœurs de 60 chanteurs, 14 solistes et un récitant. Ce projet d'envergure, complexe à diriger, est soutenu financièrement par la Fondation Mécène et Loire pour participer à sa mise en scène, la création des costumes, les répétitions, la régie lumières... Cette aventure enrichissante et difficile à la fois, par le nombre important de ses participants, mêle amateurs et professionnels avec la particularité de faire jouer des habitants du Maine-et-Loire. Piloté par l'association « Aria Opéra » que préside Jean-Pierre Marchais, cet opéra angevin de deux heures sera joué au Centre culturel René d'Anjou à Baugé les 4 et 5 juillet 2015, puis en novembre au Grand Théâtre d'Angers. Jean-Jo Roux espère l'exporter à Nantes puis la Roche-sur-Yon en 2016.

Pour en savoir plus, contact :      

Corentin Brichon - 02 41 20 49 27 
corentin.brichon@mecene-et-loire.fr

 

Dominique Gruson 
Anjou Eco n°38 - janvier 2015

 

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