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Portrait d'élu : Bruno Beillouet

Rien ne prédisposait Bruno Beillouet à l'aventure de l'industrie, et pourtant...

Après cinq ans au service de l'armée, il devient commercial. En 2003, il crée Akaze avec un associé. L'entreprise fabrique et distribue du mobilier métallique pour entreprises, collectivités, écoles... et du mobilier d'atelier. La fabrication d'abord sous-traitée est vite reprise en interne, à Trémentines, puis à Saint-Christophe-du-Bois. En 2008, l'entreprise s'installe sur 2 300 m² à Saint-Macaire-en-Mauges (Sèvremoine), renforcés par 2 000 m² d'entrepôt en septembre 2015. L'entreprise qui emploie 20 salariés connait une croissance continue depuis plus de dix ans. Son CA dépasse les 4 millions d'euros.

L'engagement de Bruno Beillouet commence avec le CJD Cholet. « Le dirigeant trouvait à s'y former et à rompre sa solitude. Le métier n'est pas facile, il y a beaucoup de contrainte et de réglementation dans le milieu industriel ». En 2010, il est sollicité pour les élections consulaires. « J'avais déjà utilisé des services de la CCI que j'avais trouvés pertinents. Etre élu, c'était aussi l'opportunité de mieux les connaître ». Bruno Beillouet est délégué du président de la CCI pour l'animation du Conseil territorial des Mauges. La structure créée par la Chambre sert de liens entre les entrepreneurs et leur territoire. « Nous avons été très mobilisés par la réalisation d'Echos-Réseaux, destiné au dialogue entre associations, groupements ou clubs économiques choletais. Le planning commun évite ainsi les réunions d'information en doublon ». Le Conseil a travaillé sur d'autres sujets. Il a donné son avis sur le SCOT du Pays des Mauges. Il a planché sur les groupements d'employeurs, incitant l'un d'entre eux, AGE, à élargir son action sur le Choletais. Des conventions signées entre les collectivités et la CCI ont débouché sur la réalisation d'études : la ComCom Maine et Sèvre a ainsi passé commande d'un schéma de développement commercial à l'horizon d'une dizaine d'années. Le Conseil territorial a porté des réunions d'information ou ateliers sur différents thèmes : l'international, l'innovation, l'accessibilité, la sécurisation de l'emploi... « Notre Conseil territorial a publié un livret d'accueil pour les nouvelles entreprises. Cette idée a été reprise par les autres conseils territoriaux ».

Bruno Beillouet reconnait que les nombreuses missions assurées par la CCI nuisent à sa visibilité. Par ailleurs, il se désole du peu de reconnaissance des pouvoirs publics envers les Chambres. « Nos élus sont bénévoles, responsables, très impliqués. Mais l'Etat n'en a aucune reconnaissance et ponctionne les ressources fiscales des CCI ».


Anjou Eco n°44 - Mai 2016




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