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Vincent Bernard, Ateliers Pulsion Design, La Séguinière : coup de jeune sur la confection

A l'origine de la marque Terre de marins, les Ateliers Pulsion Design créés en 1984 par Michel Péault, renouent avec la croissance. Une réussite basée sur l'innovation, la créativité et la diversification.

Ateliers Pulsion Design
Rue Eiffel
49280 La Séguinière
02 41 71 17 21

https://www.pulsion-design.fr/
Responsable d'établissement : Vincent Bernard

Activité : confection et vente de vêtement, sérigraphie

Effectif : 26 salariés

CA 2018 : 1.4 million d'euros

Lauréat du Réseau Entreprendre et Membre du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD)

Tout commence lorsque Vincent Bernard,  Vendéen d'origine, reprend la direction des ateliers  en 2017. Après avoir évolué pendant 20 ans au sein de la société SBS Burologic, il se lance un nouveau challenge et prend en main la destinée des ateliers de confection et de sérigraphie. « J'ai été séduit  par l'outil de production. Les ateliers possédaient un grand savoir-faire mais aucun faire-savoir ». Avec Nadège Bertet, son associée, à la tête de l'atelier de confection, ils se partagent les tâches. Elle gère la production et la qualité et lui la stratégie, la communication et les finances. Tous deux donnent une nouvelle impulsion à l'entreprise, entrainant avec eux les 11 collaborateurs.

Deux ateliers complémentaires
Installés l'un en face de l'autre, les deux ateliers offrent une vraie complémentarité. A eux deux ils ennoblissent et personnalisent les tissus. L'atelier de confection à façon fabrique des collections et des prototypes pour des grandes marques comme IKKS, Catimini. Quant à l'atelier de sérigraphie, il se charge des impressions et du marquage des textiles et vêtements d'image. « L'atelier de sérigraphie a une capacité de production de 3 à 4 000 pièces par jour. Pour autant, c'est un  métier très artisanal, peu automatisé, qui nécessite une grande habileté », précise Vincent Bernard.
Cette double compétence lui permet d'attirer de nouveaux clients et notamment le Puy du Fou pour lequel l'entreprise réalise les costumes. « Travailler pour le Puy du Fou est un levier fort de communication interne et externe. De plus, nous travaillons près de 45 semaines par an pour le Grand parc, palliant ainsi à la saisonnalité, frein inhérent aux métiers de la mode.  ». 

Une confection 4.0
« Demain, on ne vendra pas que du vêtement mais également du service », le dirigeant en est convaincu. Il propose de nouvelles créations comme l'ardoisine, un tablier équipé d'une ardoise qui s'efface, et des vêtements interactifs. « Il suffit d'un smartphone ou d'une tablette et par simple lecture optique nos tabliers proposent des recettes de cuisine, nos pyjamas pour enfants racontent des histoires».
Amateur de cuisine et de gastronomie, Vincent Bernard met sa passion au service de son entreprise et projette de développer le vêtement de travail dans les métiers de bouche et la restauration. « Nous créons un groupe de travail avec des artisans, boulangers, bouchers et  restaurateurs de la région. L'idée est d'identifier les contraintes et les besoins par métier, de présenter les nouveaux textiles aux artisans pour ensuite leur proposer des prototypes ». Quelques professionnels reconnus, Maître chocolatier, Meilleur Ouvrier de France sont déjà prêts à rejoindre le groupe de travail.
Les Ateliers Pulsion Design se développent aussi sur des marchés émergents. Ils confectionnent notamment la marque UNICORN pour le You tubeur  Vodk et ce n'est qu'un début. « Le vêtement est un outil de communication, il donne un sentiment d'appartenance. C'est pour cette raison que les jeunes achètent des vêtements de marque ou  des maillots à l'effigie de leurs stars ». Voilà qui souffle un vent nouveau sur le monde du textile.
Aujourd'hui, le prêt à porter ne représente plus que 30 à 40 % du CA de l'entreprise, les 60 % restants sont dédiés aux costumes, accessoires et collections diverses. L'entreprise a doublé son CA ainsi que le nombre de ses salariés, et devrait bientôt accueillir un conseiller expert sur le vêtement de travail. A ce rythme de croissance, les ateliers vont devoir pousser les murs. Vincent Bernard souhaiterait dans un avenir proche les réunir en un même lieu. De belles perspectives pour l'entreprise zignéraise lauréate du Trophée choletais de l'économie 2018 dans la catégorie « un héritage revisité ».


Christelle Gourronc
Anjou Eco n°54 - février 2019

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