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Thierry Satgé, TMW, Juigné-sur-Loire : protéger l'eau au 21e siècle

Spécialisée dans le traitement des effluents industriels, l'entreprise TMW, à Juigné-sur-Loire, s'est dotée d'une R&D, à la pointe de l'innovation. Elle voit ses efforts récompensés par la mise au point de machines spéciales et le lancement industriel de leur fabrication. Son dernier produit, l'ECOSTILL 18000 promet de belles perspectives de développement.

TMW - 3 MW The Third Millenium Water Cie

Siège social :
ZA de Lanserre
9 rue de la Fuye
49610 Les Garennes sur Loire
02 41 45 15 34

http://www.tmw-technologies.com/

info@tmw-technologies.com

Directeur général : Thierry Satgé
Président : Philippe Bertin

Activité : conception et commercialisation de machines pour le traitement d'effluents industriels par évapo-concentration

Effectif : 18 salariés

C.A. :   2.4 millions d'euros

Reconnue pour ses compétences très pointues en innovation dans le domaine de l'impact environnemental, et en particulier pour l'économie de l'eau, TMW  étudie des solutions de traitement d'effluents industriels toxiques. «Basée sur le principe du cycle naturel de l'eau, l'évaporation se produit à pression atmosphérique et basse température et réduit le volume des effluents polluants jusqu'à 90 % environ. » explique Thierry Satgé, devenu directeur général opérationnel en 2014 de l'entreprise après y avoir exercé la fonction de consultant extérieur en management opérationnel. TMW a été créée en 1999 par Philippe Bertin, Président de l'entreprise, soutenu par quelques actionnaires. Il a breveté cette technologie d'évapo-concentration adaptée au traitement des effluents industriels. La phase commerciale est enclenchée en 2012 avec, principalement, la marque ECOSTILL.

Complexité du traitement
Evaporer nécessite de chauffer et donc de consommer de l'énergie. Pour pallier cette dépense, 80 % de l'énergie déployée est récupérée pour alimenter le système de chauffage de la machine. « Nous avons été soutenus par l'ADEME dès 2009 dans notre projet de récupération d'énergie interne» précise Thierry Satgé. « Au début, nous concevions des machines capables de traiter 1 à 4 m3/jour. » Aujourd'hui, les techniques ont évolué. TMW propose une modularité des machines pour coller au plus près des besoins de ses clients et les inciter à réduire encore davantage leurs volumes de déchets, selon la directive européenne du Zéro Déchet Liquide. « Nous espérons très prochainement pouvoir répondre à un marché de 100 m3/jour par affaire. »
L'année dernière, elle a signé un partenariat avec Oberthur Fiduciaire, un des premiers imprimeurs privés au monde, spécialisé dans l'impression des billets de banque. Cette dernière produisait d'importants volumes d'effluents, difficilement traitables par évaporation car contenant de l'huile de ricin. « Notre client nous a fait confiance depuis le début, pariant sur une technologie innovante, simple, mais à l'époque, peu développée sur le marché. Nous avons installé l'ECOSTILL 8000, capable de traiter des volumes de 6 à 8 m3/jour.» raconte Thierry Satgé.

Transformation des liquides polluants
Les déchets liquides aqueux (traitements de surfaces, eaux de forage, jus de décharge, eaux hydrocarbonées...) provenant d'origines industrielles diverses : automobile, aéronautique, tannerie, chimie, industrie pétrolière... sont agressifs, toxiques et dangereux. Auparavant, les collecteurs locaux récupéraient ces effluents pollués pour les traiter et les recycler. Leurs volumes importants représentaient un coût de traitement et de transport. Aujourd'hui, TMW met à disposition chez ses clients les outils nécessaires pour réduire directement leurs propres déchets. Les contrats de machines en locatif représentent 70 % du C.A. Le locatif permet au client de pouvoir bénéficier des dernières innovations. TMW propose aussi la vente de ses machines.

Bien parti pour l'export
TMW aborde l'export (Afrique, Asie) grâce à quelques clients grand comptes déjà présents à l'international. Par ailleurs, le marché chinois a été approché lors d'un voyage effectué par Philippe Bertin à Pékin. La présence depuis un an d'un V.I.E. (volontariat International en entreprise) en Chine a pu être possible grâce à l'aide d'un conseiller international de la CCI.
Après la phase de R & D et des débuts encourageants de commercialisation, par le biais, entre autres, de la participation à des salons internationaux, TMW projette d'embaucher prochainement afin d'enclencher la standardisation de ses produits.
«Protéger la ressource naturelle et apporter la solution la plus adaptée à nos clients : c'est la stratégie de notre groupe.»


Dominique Gruson
Anjou Eco n°50 - janvier 2018

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