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Financement participatif : trois modes d'action

Sous le terme équivoque de crowdfunding, se distinguent trois modes de financement participatif : le don, le prêt, la prise de participation au capital. 

Le don (reward-based crowdfunding)
C'est la forme la plus connue de crowdfunding, auprès des particuliers. La raison : au départ, les principaux acteurs à avoir fait appel au financement participatif étaient des associations ou entreprises à vocation sociale et solidaire qui ne parvenaient pas à obtenir des financements bancaires classiques. Aujourd'hui, s'y sont ajoutées certaines start-ups et quelques projets très innovants ou ayant des desseins locaux qui peuvent mener une campagne de crowdfunding en dons. Le don, c'est la forme de financement participatif qu'ont choisie Emilie et Michaël Barclay pour reprendre un restaurant-guinguette en bord de Loire à Chênehutte. Pour ce faire, ils se sont tournés vers une plateforme de crowdfunding spécialisée dans les projets locaux permettant de redynamiser les territoires et développer l'entrepreneuriat au niveau local : Bulb in Town (Back Up Little Businesses in Town - «soutenez les petites entreprises de votre ville»). La campagne de financement participatif a été au-delà de leurs attentes avec un taux de réussite de 143 %. Les dons avaient pour finalité de financer les investissements préalables (loyers, matériel, trésorerie). « Le financement participatif, ce n'est pas qu'une question d'argent, c'est avant tout un échange entre des contributeurs et des porteurs de projet. De par sa nature, notre projet se veut local et la façon la plus appropriée d'y participer était, pour nous, le don ».

Le prêt  
Jusqu'à il y a peu, les banques avaient le monopole des prêts financiers. L'ordonnance du 30 mai 2014 a supprimé cela, autorisant de ce fait la mise en place de prêts sur les plateformes de crowdfunding. Ces prêts sont très encadrés : la rémunération du prêt ne peut pas dépasser 1 000 € par investisseur et l'emprunt total ne peut excéder 1 000 000 €. Par ailleurs, au vu des risques que peut représenter l'investissement dans une entreprise faisant appel au crowdfunding plutôt qu'à une banque, il est nécessaire que le taux d'intérêt soit attractif (compris au minimum entre 3,5 % et 10 %). La grande force de cette forme de financement participatif ? Son accessibilité à toute entreprise, grande ou petite, pour financer la création, le lancement d'un nouveau produit/service, un développement, l'ouverture d'un point de vente... La société Landrau C.E.B (Saint-Sylvain d'Anjou), spécialisée dans la location et la vente de constructions modulaires, s'est tournée vers cette forme de crowdfunding en faisant appel à la plateforme de prêts Lendix pour développer son offre de vente (outils d'aide à la vente et de communication). Elle a pu ainsi emprunter 320 000 € pour accompagner son développement en investissant dans du matériel neuf.

Investissement au capital (Crowd-equity)
Cette autre forme de crowdfunding est davantage orientée vers des entreprises au capital compris entre 100 000 € et 1 000 000 €. La force de ce financement participatif est de faire appel à des investisseurs avertis, ayant une forte capacité d'investissements et motivés. S'ils s'orientent vers le crowdfunding, ce n'est pas exclusivement pour toucher des dividendes et bénéficier du crédit d'impôts associé à ce type d'investissements, mais c'est aussi parce qu'ils ont une volonté profonde de soutenir des projets d'avenir, des entreprises prometteuses, des structures ayant un beau potentiel.

Marianne Bourgeois
Anjou Eco n°47- mai 2017 

Contact CCI :
Christine Carmès - 02 41 20 54 83
Christine.carmes@maineetloire.cci.fr

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